Rdc- politique :opinion libre Cacophonie au sommet de l’État |Éditorial7.net

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Sur le même incident ayant entraîné la mort criminelle de trois personnes dont l’ambassadeur italien le matin de lundi 22 février non loin de Goma, le peuple congolais vient d’être servi, en l’espace d’une semaine, par trois documents contradictoires des uns des autres, émanant du même ministère congolais de l’Intérieur.

Acte I : lundi 22 février 2021

« Les services de sécurité n’ont pas pu assurer la sécurité du convoi ni leur venir en aide, faute d’information sur leur présence dans cette partie du pays. » écrit officiellement Aristide Bulakali, Dircaba du VPM de l’Intérieur.

Acte II : mercredi 24 février 2021

Après publication par DESC de la lettre de l’ambassade italienne informant officiellement 4 jours avant le ministère des affaires étrangères congolais, du déplacement de l’ambassadeur et de sa collaborateurs vers le Kivu, il y a eu un certain rétropédalage du gouvernement et nous avons eu droit à un autre communiqué annonçant la suspension par le Vice-Ministre de l’Interieur à l’encontre du Directeur de Cabinet Adjojnt du Ministère de l’Intérieur à qui est reproché d’avoir signé et publié sans mandat ni qualité le document du 22 février 2021.

Acte III : vendredi 26 février 2021

Le Vice-ministre de l’intérieur revenu d’une mission officielle annonce avoir appris par les réseaux sociaux la suspension de son Dircaba et lève Illico cette suspension au motif que le Vice-Ministre n’a jamais reçu ordre pour un tel acte administratif. Et il confirme en même temps le contenu du communiqué du 22 février 2021.

Dans une affaire aussi délicate où des enquêtes internationales sont déjà diligentées que ce soit au niveau de l’ONU ou au niveau du PAM sans citer celle ouverte par le Parquet de Rome ayant déjà envoyé sur place à Goma une équipe d’enquêteurs appartenant à un Corps spécial des carabinieri ( ROS), une telle légèreté au sommet de l’Etat porte le double venin de ternir davantage l’image du pays à l’extrême et d’affaiblir la ligne défense de l’état congolais en cas d’éventuels procès devant les juridictions internationales.

G.N

juliomutoto

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