La route nationale numéro 1, reliant Kinshasa à Tshikapa, est devenue un véritable parcours du combattant pour les passagers et les agences de transport. Selon des témoignages recueillis par notre rédaction, les usagers dénoncent la prolifération de barrières érigées par divers services, dont certains non reconnus officiellement, et qui transforment le trajet en une série de tracasseries routières.
« Aujourd’hui, on croise plusieurs postes de contrôle prétendant vérifier des cartes d’identité ou des passeports. Mais en réalité, ils font payer les passagers et retardent notre voyage », déplore un passager à bord d’un bus quittant Kinshasa.
Ces pratiques, selon plusieurs usagers, relèvent d’un désordre administratif et d’un manque de régulation. Ils demandent au ministre des Transports d’intervenir urgemment pour mettre fin à ces abus. « Le pays fait déjà face à des défis sécuritaires. Ce n’est pas le moment de laisser les passagers subir des souffrances inutiles sur les routes », affirme une voyageuse mécontente.
La population appelle à une coordination plus rigoureuse des services intervenant sur cet axe stratégique, avec l’aval des autorités compétentes. Selon eux, seul le ministre des Transports peut trancher et rétablir l’ordre, en mettant fin à ce qu’ils qualifient de « business illégal sur le dos du peuple ».
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