La dimension économique de la guerre s’est également invitée au débat. Invité comme panéliste, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, ancien gouverneur du Nord-Kivu, a exposé les conséquences de l’occupation et des conflits armés sur l’économie nationale : fragilisation du tissu économique, déplacements massifs des populations et perte de capacités productives dans plusieurs zones de l’Est.
Pour illustrer ses propos, Julien Paluku a rappelé que durant certaines périodes d’occupation au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, les exportations minières du Rwanda sont passées de 70 millions à près de 2 milliards de dollars américains, alors que ce pays ne dispose pas de gisements miniers significatifs. Un chiffre qui, selon lui, met en lumière les motivations économiques liées à l’exploitation des ressources congolaises.
Placée sous le thème « Résistance – Résilience – Unité », cette Journée de mémoire s’inscrit dans une démarche plus large de construction d’une mémoire collective. À travers la culture, l’art et la parole publique, les autorités congolaises entendent rappeler que la mémoire n’est pas tournée vers le passé uniquement, mais qu’elle participe à la reconstruction du présent et à la préparation d’un avenir fondé sur la vérité, la justice et la dignité humaine.
À l’Académie des beaux-arts, la mémoire s’est ainsi exprimée autrement : non comme un poids, mais comme un levier.
Osée MABIALA













