L’Université Pédagogique Nationale (UPN) a franchi une étape importante dans le renforcement de la qualité de la recherche scientifique en organisant, ce vendredi 26 juin, une grande journée scientifique consacrée à l’élaboration de la future Charte de la recherche scientifique de l’UPN. Les assises se sont déroulées dans la salle K2, sous le haut patronage de Madame la Rectrice, la Professeure Ordinaire Yvonne Ibebeke Bomangwa Saila, qui a officiellement lancé les travaux.
Réunissant les professeurs, chefs de travaux et assistants de cette prestigieuse institution académique, cette rencontre avait pour objectif de définir un cadre clair pour la pratique de la recherche scientifique, à l’heure où les défis liés au plagiat et à l’intelligence artificielle prennent une ampleur considérable dans le monde académique.

Au cœur des échanges figuraient huit questions essentielles, notamment la détermination d’un taux de plagiat acceptable au sein de l’université, le seuil à partir duquel un travail scientifique devrait être sanctionné, ainsi que la nature des sanctions applicables. Les participants ont également réfléchi au niveau d’utilisation acceptable de l’intelligence artificielle dans les travaux de recherche, aux éventuelles sanctions en cas d’abus et aux mécanismes de formation des enseignants à ces nouveaux outils.
À l’issue des travaux, le Secrétaire général à la recherche, le Professeur Phongi Kingiela Albert, a expliqué les enjeux de cette initiative devant la presse.
La journée d’aujourd’hui était consacrée à deux thèmes majeurs : le plagiat, la fraude scientifique et l’intelligence artificielle. Nous avons débattu de ces questions afin d’aboutir à une charte qui régira désormais la recherche scientifique à l’Université Pédagogique Nationale. Notre ambition est d’uniformiser les pratiques afin que chacun puisse tirer profit de l’intelligence artificielle, tout en respectant les limites qu’impose son utilisation.
Le Professeur Phongi Kingiela Albert a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités du corps enseignant avant toute généralisation de ces nouvelles pratiques.
Nous avons conclu qu’il faut d’abord former les professeurs, qui sont les premiers utilisateurs, afin qu’ils puissent ensuite former correctement les étudiants. L’objectif est de leur apprendre à utiliser efficacement l’intelligence artificielle, mais aussi à exploiter les publications scientifiques en respectant rigoureusement les règles de citation et les références bibliographiques.
Les participants ont salué cette initiative qu’ils considèrent comme une réponse adaptée aux mutations actuelles de la recherche scientifique.

Le Professeur Ordinaire José Indenge, enseignant au Département des mathématiques de la Faculté des Sciences et Technologies et Directeur de l’Institut de recherche sur l’enseignement des mathématiques et des sciences, a souligné l’importance de cette réflexion.
C’est une excellente initiative, car la recherche doit être synonyme d’innovation. L’intelligence artificielle est parfois utilisée de manière abusive ; il est donc indispensable d’en encadrer l’utilisation. Nous avons beaucoup appris aujourd’hui. Pour nous, enseignants de l’ancienne génération, cela exige également une évolution des mentalités afin d’accompagner les transformations du monde scientifique.
Les organisateurs ont annoncé qu’une seconde table ronde se tiendra au mois de septembre prochain. Celle-ci sera consacrée à la méthodologie de la recherche scientifique. Les recommandations issues de cette rencontre viendront compléter celles adoptées lors de cette journée scientifique pour constituer la future Charte de la recherche scientifique de l’UPN, un document appelé à devenir la référence en matière de recherche au sein de l’université.
Par cette initiative, l’Université Pédagogique Nationale réaffirme sa volonté de promouvoir une recherche scientifique intègre, innovante et conforme aux standards internationaux, tout en préparant sa communauté académique aux défis de l’ère de l’intelligence artificielle.
Leonard Sangwa











