Une diarrhée sexuellement transmissible se propage rapidement parmi les hommes pays au Royaume-Uni.
Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme face à l’augmentation rapide des cas de « Shigella » transmis sexuellement chez les hommes gays au Royaume-Uni.
Une nouvelle étude de l’Université de Cambridge révèle que les variants de cette bactérie responsable de diarrhées sanglantes ou prolongées se propagent non seulement plus vite, mais développent également une résistance croissante aux antibiotiques, rendant les infections plus difficiles à traiter.
Les recherches montrent qu’entre 2015 et 2020, les formes de #Shigella transmises sexuellement ont progressé à un rythme annuel supérieur de 15 % à celui des variants contractés par d’autres voies, comme les voyages ou la consommation d’aliments contaminés.
Rien que l’année dernière, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a recensé 2 560 cas probablement liés à des rapports sexuels.
Ces données soulignent la nécessité de sensibiliser le public, d’adopter des pratiques sexuelles sûres et de consulter un médecin dès l’apparition des symptômes.
Pour les responsables de la santé publique, la montée en puissance de souches de #Shigella résistantes met en évidence l’importance de l’hygiène, de comportements sexuels sans risque et d’un usage prudent des antibiotiques pour enrayer la propagation. Elle illustre également l’étroit lien entre santé sexuelle et lutte contre les maladies infectieuses.
Parfois, les plus petits microbes peuvent engendrer les plus grands défis de santé publique.
La recherche, la sensibilisation et une prise en charge rapide demeurent les meilleures armes de défense.













