Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a été démis de ses fonctions après des accusations de harcèlement sexuel.
Les États membres de la Cour pénale internationale ont voté vendredi en faveur de la destitution de Karim Khan de ses fonctions de procureur, à la suite d’allégations d’agressions sexuelles.
Les États membres de la Cour pénale internationale ont voté, vendredi à New York, la révocation définitive de leur procureur Karim Khan, suspendu depuis juin dernier dans le cadre d’accusations d’agression sexuelle portées par une avocate malaisienne membre de son équipe.
Selon des sources diplomatiques citées par Reuters et l’Associated Press, 82 des 125 États membres se sont prononcés en faveur de cette destitution, contre 13 votes contre et 15 abstentions.
En poste depuis 2021, le magistrat britannique de 56 ans, qui rejette ces accusations remontant à octobre 2024, s’était notamment illustré en obtenant des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant dans le cadre de la guerre à Gaza, des décisions qui lui avaient valu des sanctions américaines.
Ses avocats dénoncent un renvoi visant à écarter un procureur devenu gênant, tandis que l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a salué sur X la fin de ce qu’il a qualifié de « chasse aux sorcières politique » contre son pays.













