Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a officiellement clôturé les Cliniques fiscales organisées au Centre culturel de Kinshasa. Il a, à cette occasion, visité les différents stands consacrés à l’information et à l’assistance des opérateurs économiques autour de la réforme de la facture normalisée.
Le ministre des Finances a présenté ces Cliniques fiscales comme la dernière opportunité accordée aux entreprises pour se conformer aux nouvelles exigences fiscales. Selon lui, la réforme de la facture normalisée, engagée par les gouvernements successifs, a été consolidée et rendue pleinement opérationnelle en 2025.
Alors que les sanctions prévues par la loi pouvaient être appliquées immédiatement, le Gouvernement avait accordé un moratoire de deux mois, à la demande de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Des échanges avec les organisations professionnelles ont ensuite permis d’apporter des harmonisations et clarifications, donnant lieu à une ultime période supplémentaire de trente jours pour permettre aux entreprises de se mettre en conformité.
Pour faciliter cette transition, le Gouvernement a également acquis sur fonds propres 4 000 dispositifs fiscaux, destinés à permettre aux opérateurs économiques d’intégrer plus facilement le système de facturation normalisée.
« Avec ces Cliniques fiscales, nous sifflons la fin des moratoires », a déclaré Doudou Fwamba. Le ministre a prévenu qu’à l’issue de cette dernière période, la Direction générale des impôts (DGI) procédera à des sanctions ciblées contre les contrevenants.
« L’heure de la fraude à la TVA est révolue », a-t-il martelé, appelant les entreprises à se conformer aux obligations fiscales.
L’argentier national a également adressé un avertissement aux opérateurs économiques :
« Nous connaissons aujourd’hui le niveau des écarts de tout un chacun. Si les sanctions tombent, que personne n’évoque le climat des affaires. »
Pour le ministre, la conformité fiscale demeure un élément essentiel dans les relations entre les entreprises, leurs partenaires et l’administration.
« Une entreprise conforme inspire confiance à ses partenaires et à l’administration fiscale », a-t-il souligné.
Notons que la clôture des Cliniques fiscales marque ainsi, selon le ministère des Finances, le passage de la phase d’accompagnement à celle du contrôle et de l’application des sanctions, dans le cadre de la réforme de la facture normalisée et de la lutte contre la fraude à la TVA.
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