La République démocratique du Congo veut renforcer l’unité de ses forces politiques et sociales face à l’agression dont elle se dit victime. Lors du briefing de presse coanimé ce lundi 17 août 2026 à Kinshasa avec le ministre délégué à la Défense, Éliézer Ntambwe, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a appelé les Congolais attachés à la défense de la souveraineté nationale à se retrouver autour d’un objectif commun : faire bloc contre l’agression.
Nous voulons dialoguer ensemble pour créer un front commun contre l’agression
Le porte-parole du gouvernement a ainsi défendu la nécessité d’un dialogue entre les acteurs partageant la même préoccupation pour l’intégrité territoriale et les intérêts de la République démocratique du Congo.
Nous voulons dialoguer ensemble pour créer un front commun contre l’agression , a déclaré Patrick Muyaya.
Pour le ministre, cette démarche doit permettre de dépasser les divergences politiques lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts fondamentaux du pays. L’enjeu, selon lui, est de construire une convergence nationale autour de la souveraineté et de la défense de la RDC.
Pas question de défendre les intérêts de l’ennemi
Patrick Muyaya a toutefois posé une ligne rouge. Si le gouvernement se dit ouvert au dialogue avec les Congolais attachés à la défense du pays, il exclut toute démarche susceptible de servir de tribune à des positions considérées comme contraires aux intérêts nationaux.
Le ministre a notamment insisté sur le fait qu’aucun Congolais ne devrait participer à un processus de dialogue pour y défendre les positions du Rwanda, présenté par les autorités congolaises comme l’ennemi dans le contexte actuel.
« Il ne faudrait pas qu’il y ait un Congolais qui vienne siéger dans ce dialogue-là pour défendre les thèses du Rwanda, l’ennemi », a martelé Patrick Muyaya.
Une mise en garde qui traduit la volonté du gouvernement de distinguer clairement le dialogue national d’une éventuelle plateforme susceptible, selon lui, de légitimer les positions de la partie adverse.
La porte de la repentance reste ouverte
Dans son intervention, le ministre de la Communication et Médias n’a cependant pas fermé la porte aux Congolais impliqués, à différents niveaux, dans la crise sécuritaire et politique que traverse le pays.
Une voie de repentance reste envisageable pour ceux qui accepteraient de rompre avec toute forme de complicité dans l’agression et de se repositionner en faveur de l’intérêt national.
Cette ouverture traduit une volonté de privilégier le rassemblement autour de la défense de la RDC, tout en maintenant une exigence : le renoncement à toute collaboration ou position susceptible de porter atteinte aux intérêts du pays.
L’unité nationale comme rempart
À travers cet appel, Patrick Muyaya place donc l’unité des Congolais au cœur de la réponse politique face à la crise sécuritaire. Le gouvernement entend favoriser un rapprochement entre les acteurs qui, malgré leurs divergences, partagent une même ligne sur la défense de la souveraineté nationale.
Le message du ministre est ainsi sans ambiguïté : le dialogue est possible, le rassemblement est souhaité, mais la défense des intérêts de la RDC demeure la condition non négociable.
Dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et les accusations d’ingérence extérieure, Kinshasa entend ainsi promouvoir un front commun national, tout en excluant toute participation qui contribuerait à faire avancer les thèses de la partie considérée comme adverse.













