À l’ouverture de la session ordinaire de septembre, mardi 15 septembre à l’Assemblée nationale, le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, a posé les principales limites qu’il entend voir respectées dans le cadre du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.
Dans son discours, le speaker de l’Assemblée nationale a défendu le principe du dialogue comme moyen de rechercher la paix, tout en excluant une participation des groupes ayant recours aux armes. Pour lui, le processus ne doit pas aboutir à une légitimation de la violence.
« On ne peut pas demander à ceux qui ont choisi la paix de s’asseoir à la même table avec ceux qui continuent de brandir la menace comme argument », a déclaré Aimé Boji.
Le président de l’Assemblée nationale a néanmoins insisté sur la nécessité de maintenir ouverte la voie du dialogue. Il a notamment rejeté toute assimilation entre négociation politique et renoncement aux intérêts de l’État.
« Le dialogue n’est pas une reddition », a-t-il affirmé, avant de préciser : « La recherche de la paix n’est pas une capitulation. »
Cette position intervient alors que le processus entre dans une nouvelle phase. Félix Tshisekedi a signé, le 13 septembre, l’ordonnance instituant le comité chargé de préparer les prochaines étapes du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
Alors que des réserves sont exprimées dans certains milieux de l’opposition sur le cadre du processus, Aimé Boji estime que la volonté de dialogue ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse.
« La main tendue de la République ne saurait être interprétée comme une main désarmée face à ceux qui la menacent », a-t-il averti.
Le débat devrait désormais se concentrer sur le format, les participants et les garanties devant encadrer ce dialogue appelé à traiter des questions liées à la paix et à la cohésion nationale.
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