La Première ministre congolaise Judith Suminwa a appelé à une réponse humanitaire renforcée en faveur des populations affectées par les déplacements forcés en République démocratique du Congo.
S’exprimant mercredi 23 septembre à New York, lors de la commémoration du 75ᵉ anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, la cheffe du gouvernement a particulièrement insisté sur la situation des populations déplacées dans l’est du pays.
Selon les chiffres avancés par Judith Suminwa, plus d’un million de Congolais ont trouvé refuge dans les pays voisins, tandis qu’environ six millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du territoire national. La RDC accueille également plus de 500 000 réfugiés.
La Première ministre a mis en garde contre la vulnérabilité accrue des personnes vivant dans les sites de déplacés, notamment face aux crises sanitaires. Elle a cité l’épidémie d’Ebola en cours dans l’est du pays, appelant à une réaction rapide pour protéger ces populations déjà fragilisées par les conflits et les déplacements.
Pour Judith Suminwa, l’urgence ne se limite toutefois pas à l’assistance humanitaire. Elle estime que la réponse doit également s’appuyer sur le rétablissement de la paix, le développement et une coopération renforcée entre les États.
Elle a ainsi défendu le principe du « nexus humanitaire-développement-paix », présenté comme une approche permettant d’agir simultanément sur les besoins immédiats des populations et sur les causes profondes des déplacements forcés.
Édito













