Le ministre délégué aux Anciens Combattants, Eliezer Ntambwe, a sollicité l’intervention des autorités judiciaires dans plusieurs dossiers liés aux biens de cette catégorie de citoyens, notamment celui d’une parcelle située dans la commune de N’djili, à Kinshasa.
Il a porté cette demande auprès du président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, lors d’une audience consacrée aux difficultés rencontrées dans la récupération et la sécurisation du patrimoine des Anciens Combattants.
Selon Eliezer Ntambwe, la parcelle de N’djili fait l’objet d’un différend dans lequel serait impliquée une personne se présentant comme l’épouse d’un haut magistrat. Le ministre a également affirmé que certaines personnes ayant exécuté les instructions de l’autorité dans ce dossier avaient été arrêtées.
Face à ces difficultés, le ministre dit avoir demandé un accompagnement de la justice afin de permettre à son administration de mener à bien la mission qui lui a été confiée.
« C’est ainsi que nous sommes venus demander l’accompagnement du président de la Cour constitutionnelle, qui est également le président du Conseil supérieur de la magistrature », a-t-il expliqué.
À l’issue de l’entretien, Eliezer Ntambwe a affirmé que le dossier de N’djili, qu’il considérait comme bloqué, avait connu une évolution à la suite d’une intervention du président du CSM.
« Nous avons trouvé un avis très favorable et, d’ailleurs, le dossier de N’djili, qui était bloqué, venait d’être débloqué à travers juste un coup de fil », a-t-il déclaré.
Cette démarche intervient dans le cadre du mandat confié au ministère délégué aux Anciens Combattants par le Conseil des ministres. Celui-ci porte notamment sur l’identification, la récupération, la sécurisation et la valorisation des biens appartenant aux Anciens Combattants.
Pour Eliezer Ntambwe, l’exécution de cette mission implique nécessairement une collaboration avec les institutions judiciaires lorsque les biens concernés font l’objet de litiges ou de présumées spoliations.
Le ministre entend ainsi renforcer la coopération avec les instances judiciaires afin de faciliter le traitement des dossiers relatifs au patrimoine des Anciens Combattants.
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