Le Gouvernement Congolais, à travers son porte-parole Patrick Muyaya Katembwe, a conditionné la participation au dialogue national à une condamnation claire de l’agression Rwandaise contre la République Démocratique du Congo. Cette précision a été apportée au cours d’un briefing de presse organisé ce vendredi 17 juillet à Kinshasa, consacré au processus de paix en RDC.
Face à la presse, le ministre de la Communication et Médias a rappelé que le dialogue annoncé par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est destiné à consolider le front intérieur en rassemblant les Congolais autour de la défense de la souveraineté nationale. Toutefois, il a insisté sur le fait que cette ouverture ne sera pas sans conditions.
Selon Patrick Muyaya, seuls les Congolais qui dénoncent publiquement et sans ambiguïté l’agression Rwandaise seront appelés à participer à cette initiative. Les personnalités qui ne se sont pas encore clairement prononcées sur cette question pourront, a-t-il indiqué, être approchées afin de clarifier leur position.
Le porte-parole du Gouvernement a également annoncé que les chefs des confessions religieuses joueront un rôle déterminant dans les consultations devant conduire à l’organisation de ce dialogue, avec pour mission d’élargir cette dynamique de rassemblement national.
Pour le ministre, cette démarche ne poursuit pas un objectif politique, mais vise avant tout à bâtir un véritable front intérieur capable de faire échec aux tentatives de déstabilisation et de balkanisation de la RDC.
À titre d’exemple, Patrick Muyaya a cité Martin Fayulu, qu’il considère comme une personnalité ayant toujours affiché une position sans ambiguïté contre l’agression rwandaise, malgré son appartenance à l’opposition. Selon lui, cette posture est conforme à l’esprit recherché pour ce dialogue.
Muyaya a enfin précisé que les échanges entre le chef de l’État et les responsables des confessions religieuses ont essentiellement porté sur les modalités d’organisation de ce dialogue, réaffirmant que son caractère inclusif n’exclut pas l’existence de critères de participation clairement définis.
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