Le centre de santé de Kandoyi, dans le territoire d’Aru, en Ituri, fonctionne au ralenti après des actes de vandalisme et des menaces visant le personnel soignant. Les incidents, survenus lundi 17 août 2026, ont provoqué la fuite de la quasi-totalité des patients, dont des personnes récemment opérées et des femmes enceintes.
Selon le médecin-chef de la zone de santé de Kandoyi, cité par Radio Okapi, ces violences sont intervenues dans un contexte de forte tension communautaire autour des activités de riposte contre l’épidémie d’Ebola.
Des patients livrés à eux-mêmes
La fuite des malades inquiète particulièrement les autorités sanitaires. Plusieurs patients ayant subi récemment une intervention chirurgicale ont quitté la structure sans avoir achevé leur suivi médical. Leur localisation reste, pour certains, inconnue, faisant craindre des complications post-opératoires, notamment des infections ou des hémorragies.
La situation est également préoccupante pour les femmes enceintes. Si certaines ont pu rejoindre d’autres structures de santé, d’autres se retrouveraient sans assistance médicale adaptée, avec des risques importants en cas de complications obstétricales.
Un service minimum sous protection policière
À Kandoyi, seuls quelques agents de santé ont repris le travail afin d’assurer un minimum de prise en charge, principalement pour les cas urgents.
Le médecin-directeur du centre a, pour sa part, repris ses fonctions samedi 22 août sous la protection de la Police nationale congolaise (PNC).
Face à cette situation, le médecin-chef de la zone de santé d’Aru appelle au rétablissement d’un dispositif permanent de sécurité. Selon lui, la sécurisation du centre de santé est indispensable pour restaurer la confiance de la population, favoriser le retour des patients et permettre la reprise normale des activités médicales.
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