La campagne intégrée de vaccination contre la poliomyélite, la rougeole et la rubéole connaît des difficultés dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Alors que les opérations ont déjà commencé dans plusieurs zones de santé, celles-ci restent suspendues dans l’aire de santé de Pinga, confrontée à d’importants problèmes d’accessibilité.
Selon le médecin-chef de la zone de santé de Walikale-Centre, Dr Richard Bingi, plus de 60 % des vaccins et autres intrants destinés à Pinga sont toujours entreposés au Bureau central de la zone de santé de Walikale-Centre. Leur transfert est rendu difficile par l’état des voies d’accès et l’absence de moyens de transport adaptés.
Lancée vendredi dernier par les autorités territoriales, cette campagne cible 52 000 enfants âgés de 0 à 59 mois pour la vaccination contre la poliomyélite. Elle prévoit également la vaccination de 1 172 enfants âgés de 6 mois à 14 ans contre la rougeole et la rubéole.
Contrairement à Pinga, les zones de santé de Kibua, Itebero et Walikale ont déjà reçu leurs vaccins et intrants. Dans ces secteurs, les équipes sanitaires ont notamment recours aux motos pour atteindre les différentes localités, y compris les zones les plus éloignées.
À Pinga, la situation demeure plus complexe en raison de l’enclavement de la zone. Les responsables sanitaires recherchent ainsi des solutions alternatives pour transporter rapidement les intrants restants. Parmi les pistes envisagées figure le recours au transport aérien, notamment à travers d’éventuels vols militaires.
Malgré ces contraintes logistiques, les autorités sanitaires du Nord-Kivu disent vouloir poursuivre les opérations dans les zones déjà desservies afin d’atteindre le maximum d’enfants pendant les cinq jours prévus pour la campagne.
Dans les zones de santé où les vaccins sont disponibles, les équipes poursuivent les activités dans les sites fixes et au moyen de stratégies mobiles pour toucher les enfants vivant dans les localités difficiles d’accès.













