À Beni, dans la province du Nord-Kivu, les femmes membres de la Police nationale congolaise (PNC) jouent un rôle de plus en plus visible dans les missions de sécurité et de protection de la population.
Elles sont engagées dans les opérations de maintien de l’ordre, les patrouilles ainsi que dans les activités de sensibilisation, particulièrement dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité.
À l’occasion de la Journée internationale de la coopération policière, célébrée le lundi 7 septembre, le travail de ces agentes sur le terrain met en lumière leur contribution aux efforts visant à renforcer la sécurité dans la ville de Beni et ses environs.
Comme leurs collègues masculins, les policières prennent part à des patrouilles mixtes destinées à prévenir les actes de violence et à assurer la protection des personnes et de leurs biens. Micheline Ekagaza Tengbuti, policière affectée à Beni, affirme que les femmes reçoivent une formation similaire à celle des hommes et disposent du matériel nécessaire pour accomplir leurs missions.
« Nous sommes formées comme les hommes et nous participons aux patrouilles avec nos collègues. Nous disposons notamment des armes, des boucliers et des équipements de protection », explique-t-elle.
Leur présence ne se limite toutefois pas aux opérations de sécurisation. Les policières interviennent également dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre. Elles organisent notamment des séances de sensibilisation destinées à encourager les victimes à dénoncer les violences et à mieux connaître les mécanismes de prise en charge existants.
Dans le cadre des formations et renforcements de capacités réalisés avec l’appui de la MONUSCO, certaines agentes ont également développé des compétences leur permettant de mener des activités de proximité avec les communautés. Ces actions portent notamment sur la prévention des violences faites aux femmes ainsi que sur des questions liées à la santé sexuelle et reproductive.
Pour Micheline Ekagaza Tengbuti, cette approche permet d’établir un climat de confiance avec la population et de faciliter la dénonciation des cas de violences. Elle estime que les femmes policières peuvent ainsi contribuer davantage à la protection des personnes vulnérables et au rapprochement entre les services de sécurité et les communautés.
À Beni, leur participation aux missions de la PNC illustre ainsi l’implication croissante des femmes dans les dispositifs de sécurité et de prévention. Leur engagement sur le terrain intervient alors que la région reste confrontée à des défis sécuritaires importants liés notamment à l’activisme des groupes armés.
Notons que la Journée internationale de la coopération policière constitue une occasion de mettre en avant le rôle des forces de sécurité, mais aussi de rappeler l’importance de la collaboration entre les policiers, les communautés et les différents partenaires engagés dans la protection des populations.
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