La recrudescence de l’insécurité dans le territoire de Djugu, en Ituri, complique désormais la réponse à l’épidémie de maladie à virus Ebola. Les déplacements des équipes sanitaires, le transfert des échantillons et l’acheminement des patients sont notamment affectés dans plusieurs zones de santé.
D’après un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), rendu public mercredi 30 septembre, les difficultés concernent notamment les zones de santé de Fataki, Drodro et Lita, ainsi que certaines aires de santé environnantes.
À Fataki, une organisation intervenant dans la riposte a suspendu ses déplacements dans l’aire de santé de Gina, où elle apporte son soutien à un centre de traitement Ebola. Cette restriction affecte également le transfert des patients confirmés vers les structures de prise en charge.
Les opérations de laboratoire sont elles aussi perturbées. Des autorités sanitaires locales citées par OCHA signalent des retards dans l’acheminement des prélèvements effectués à Fataki vers Bunia pour analyse.
À Drodro, une autre organisation a interrompu ses activités de communication sur les risques et d’engagement communautaire dans plusieurs aires de santé, notamment Drodro, Saliboko, Jisa et Gokpa.
La situation est également préoccupante à Lita, où des habitants et certains agents engagés dans la riposte auraient quitté leurs localités pour se mettre à l’abri dans des zones jugées plus sûres. OCHA indique que l’ampleur de ces déplacements n’est pas encore connue.
Face à ces contraintes, les acteurs humanitaires poursuivent le suivi de la situation et appellent les parties au conflit à garantir la protection des civils ainsi que l’accès des équipes humanitaires aux populations affectées.
L’évolution de l’insécurité dans ces zones pourrait ainsi continuer à peser sur la capacité des équipes sanitaires à assurer rapidement la surveillance, le diagnostic et la prise en charge des cas d’Ebola.
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