La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Au moins 32 civils ont été tués au cours des 72 dernières heures lors de deux attaques distinctes attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), selon des sources de la société civile locale.
D’après ces sources, les assaillants ont ciblé les localités de Njiapanda-Bela et de Lukaya. Si un premier bilan faisait état de 16 morts après l’attaque de Njiapanda-Bela, les recherches menées par la population ont permis de découvrir de nouveaux corps, portant le nombre de victimes à 25.
Quelques jours plus tard, une nouvelle incursion à Lukaya a fait au moins sept morts supplémentaires. Plusieurs habitants auraient également été enlevés par les rebelles.
Ces violences ont provoqué un nouvel afflux de déplacés vers des localités jugées plus sûres, alors que la crainte d’autres incursions des ADF continue de gagner les populations de la région. Les acteurs de la société civile alertent sur un climat de psychose et appellent les habitants à redoubler de vigilance.
Face à cette recrudescence des attaques, la société civile exhorte le gouvernement congolais à renforcer la présence des FARDC dans cette partie de l’Ituri et à leur fournir les moyens nécessaires pour neutraliser durablement les ADF. Jusqu’à présent, les autorités locales et les Forces armées de la RDC n’ont pas officiellement réagi à ces nouvelles attaques.













