L’ancien ministre de la Communication et figure politique congolaise, Lambert Mende, a réaffirmé le principe de la responsabilité pénale individuelle en revenant sur son parcours politique et ses anciennes affiliations à des mouvements armés ayant marqué l’histoire de la République démocratique du Congo.
S’exprimant sur les accusations visant les anciens membres de groupes politico-militaires, Lambert Mende a soutenu que l’appartenance à une organisation rebelle ne constitue pas, à elle seule, une preuve de culpabilité. Selon lui, seule la justice est habilitée à établir les responsabilités pénales sur la base de faits matériels.
« On peut être dans un mouvement rebelle et ne pas être au front. La responsabilité pénale est individuelle. Ce n’est pas le fait d’avoir été membre d’un groupe qui s’appelle AFC/M23, ou par le passé AFDL, ou encore RCD-Goma ou CNDP, qui fait de vous un criminel. Encore faut-il avoir pris une arme, avoir tué, et avoir été reconnu comme tel par un juge. Ce n’est pas vous qui proclamez qui est criminel et qui ne l’est pas. Il n’y a pas de responsabilité collective. Ça n’existe pas », a-t-il déclaré.
À travers cette prise de position, l’ancien porte-parole du gouvernement invoque les principes du droit pénal pour rejeter toute présomption de culpabilité collective à l’encontre des membres ou anciens membres des mouvements armés ayant opéré en RDC.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les débats sur la responsabilité des acteurs impliqués dans les conflits armés de l’est du pays demeurent au cœur de l’actualité politique et judiciaire.
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