Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a accueilli ce lundi 03 février, dans ses bureaux de la Cité de l’Union Africaine une délégation conjointe de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), conduite par le Cardinal Fridolin Ambongo.
Au cours de cet entretien de plus d’une heure, Mgr Donatien Nshole a souligné que cette audience faisait partie d’une démarche initiée par les Églises Catholique et Protestante visant à « renforcer la cohésion nationale dans notre pays, un besoin devenu plus pressant ».
« Les deux Églises ont pris l’initiative de concevoir ce projet de sortie de crise que nous avons présenté au Chef de l’État. Il l’a reçu avec beaucoup d’attention, l’a beaucoup apprécié et nous a encouragés. C’est un projet louable », a rapporté le porte-parole de la CENCO.
Les chefs religieux de la CENCO et de l’ECC ont dit avoir été encouragés par l’appel du Chef de l’État à l’Église Catholique pour être au milieu du village et approcher les uns et les autres pour dialoguer.
Interrogé sur le contenu du projet, Mgr Nshole s’est abstenu de dévoiler les détails, réservés au Chef de l’État. Il s’est limité à affirmer que « ce projet permet de sortir de la crise sans bain de sang ».
De son côté, le Cardinal Ambongo a exprimé un message de compassion envers la population de l’Est du pays.
« Nous sommes troublés, en tant que pasteurs, par la situation que vivent actuellement nos frères et sœurs à l’Est du pays. Nous n’arrivons pas à comprendre ce que ces gens ont fait pour mériter un traitement aussi indigne de l’être humain, qui dure depuis trois décennies. »
« Pour nous, c’est incompréhensible. Voilà pourquoi, en tant que pasteurs, tout en prenant notre responsabilité d’aller vers les uns et les autres pour chercher des solutions, nous voulons d’abord exprimer notre compassion, notre proximité et notre solidarité envers nos frères et sœurs qui vivent à Goma, Bukavu, Beni et Butembo, affectés par cette situation. »
« Nous leur disons courage. Vous n’êtes pas seuls, vous êtes toujours au cœur de nos prières et de nos préoccupations dans l’espérance et la foi de nos convictions religieuses. Nous prenons notre responsabilité pour voir comment trouver ensemble une solution », a conclu le prélat catholique.
Sur ce même sujet, le Secrétaire général de l’ECC a repris les propos de son collègue de l’Église Catholique.
« À cette étape des événements, les deux églises ont estimé qu’il est important de proposer des solutions concrètes susceptibles de créer un consensus national. Nous avons apprécié les deux mots clés rappelés par le Chef de l’État : il nous faut la cohésion nationale et une compréhension commune des défis qui pèsent sur le destin de notre pays. Notre approche ne consiste pas à savoir qui est le démon et qui est l’ange, mais à voir comment nous construisons sur la base de nos valeurs », a déclaré le Pasteur Nsenga.













