À quelques heures de la marche annoncée à Kisangani contre le projet de changement de la Constitution, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, met en avant les impératifs sanitaires liés à l’épidémie d’Ebola pour maintenir l’interdiction des rassemblements dans la province.
Dans un communiqué publié le 13 septembre, l’autorité provinciale rappelle que les mouvements de masse sont interdits depuis le 9 juillet 2026, en vertu d’un arrêté provincial pris dans le cadre de la riposte sanitaire.
Le gouverneur assure que cette mesure ne vise pas une activité politique particulière. Il estime que les rassemblements favorisent les contacts rapprochés et peuvent ainsi accroître les risques de transmission du virus, alors que les équipes de riposte poursuivent leurs interventions sur le terrain.
Paulin Lendongolia affirme par ailleurs avoir été informé de la préparation de la manifestation prévue ce mardi 15 septembre. Il avertit que toute personne qui organiserait, participerait ou encouragerait une activité en violation des mesures en vigueur s’expose à l’application de la loi.
Les autorités locales et les services de sécurité sont chargés de faire respecter cette interdiction. Le gouverneur appelle également les parents et responsables des jeunes à empêcher leur implication dans des rassemblements qu’il juge susceptibles de les exposer à la fois au risque sanitaire et à des sanctions judiciaires.
Dans son message, l’autorité provinciale adresse enfin un appel particulier à la jeunesse, qu’elle invite à privilégier la paix et la protection de la population plutôt que la confrontation.
Alors que la mobilisation politique se poursuit autour du projet de changement de la Constitution, la Tshopo entend ainsi faire de la situation sanitaire liée à Ebola un argument central pour maintenir l’interdiction des rassemblements dans la province.
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