Entebbe, Ouganda, 4 juillet 1976. À 23h01, quatre C-130 Hercules israéliens se posent en silence sur la piste de l’aéroport d’Entebbe. À leur bord : 100 commandos de l’unité Sayeret Matkal, des parachutistes et des équipes médicales. Ils ont volé 3 500 kilomètres depuis Israël en rasant les ondes radar.
Sept jours plus tôt, le 27 juin, un avion d’Air France reliant Tel Aviv à Paris via Athènes avait été détourné par quatre terroristes du FPLP et du groupe Révolutionnaire des Cellules. L’appareil avait atterri à Entebbe avec 248 passagers. Le dictateur ougandais Idi Amin avait accueilli les pirates, leur offrant abri et soutien.
Les terroristes avaient séparé les passagers juifs et israéliens des autres. 106 otages israéliens et quelques membres d’équipage français restaient retenus dans l’aérogare. Les non-israéliens avaient été libérés et renvoyés en France.
Le gouvernement israélien de Rabin avait d’abord envisagé de négocier. Puis le plan d’assaut, conçu en 72 heures sur la base de renseignements obtenus notamment auprès des passagers libérés et d’un entrepreneur israélien ayant construit des bâtiments en Ouganda, avait été approuvé.
L’assaut du 4 juillet dure 53 minutes. Les terroristes sont éliminés. 102 des 106 otages sont libérés et ramenés en Israël. Trois otages meurent pendant l’opération, ainsi qu’un soldat ougandais. La quatrième otage, Dora Bloch, une vieille dame hospitalisée à Kampala, sera assassinée par les forces d’Amin en représailles.
Le lieutenant-colonel Yonatan Netanyahu, frère aîné du futur Premier ministre, commande le raid. Il est le seul commando tué pendant l’assaut, abattu par un tireur ougandais en couvrant l’embarquement des otages.













