La circulation reprend progressivement sur l’axe Kashebere-Mungazi, dans le territoire de Walikale, après plusieurs jours d’affrontements entre les forces en présence. Mais cette accalmie reste fragile et ne suffit pas à effacer les conséquences des combats sur les populations locales.
Mardi 15 septembre 2026, une centaine de motocyclistes bloqués depuis vendredi à Mungazi ont été autorisés à reprendre leur route vers Goma, en passant par le territoire de Masisi. Le trafic avait été interrompu à la suite des affrontements enregistrés notamment à Kibati, Milonge et Muhanga.
Ces combats, qui ont opposé les FARDC appuyées par les Wazalendo aux rebelles de l’AFC/M23, ont paralysé pendant plusieurs jours un axe routier stratégique reliant Goma, Masisi et Walikale. Cette situation a perturbé les déplacements des personnes ainsi que l’acheminement des marchandises.
Sur place, les autorités coutumières appellent toutefois à la prudence. Malgré la reprise de la circulation, elles estiment que la situation sécuritaire demeure instable et que les effets socioéconomiques des affrontements continuent de peser sur les habitants.
Le secteur éducatif figure parmi les principales victimes de cette insécurité. Au moins douze écoles primaires et secondaires du groupement de Luberike restent fermées, selon les autorités locales, empêchant de nombreux enfants de reprendre normalement les cours.
Pour limiter l’impact de cette situation sur la scolarité, les autorités plaident pour l’installation d’écoles d’urgence dans les sites accueillant les personnes déplacées.
Depuis août, plusieurs entités de Walikale et de Masisi sont régulièrement affectées par des affrontements. Ces violences ont entraîné des déplacements de populations, perturbé les activités économiques et compliqué l’accès aux services essentiels.
Ainsi, derrière la reprise du trafic sur l’axe Kashebere-Mungazi, les acteurs locaux restent confrontés à un défi majeur : transformer l’accalmie militaire en une amélioration durable des conditions de vie et de sécurité des populations.
Édito













