La dégradation de la piste de l’aéroport de Tshikapa, consécutive aux fortes pluies, prive depuis le week-end dernier la province du Kasaï de ses liaisons aériennes. Au-delà des perturbations du transport, cette situation affecte les échanges commerciaux et rend plus difficiles les évacuations sanitaires vers des villes disposant de structures médicales spécialisées.
La suspension des mouvements d’avions, décidée par la Régie des voies aériennes (RVA) dans l’attente de la réhabilitation de la piste, contraint désormais les voyageurs à privilégier le transport routier, malgré ses contraintes en matière de coûts, de durée et de sécurité.
Le secteur économique figure parmi les premières victimes de cette interruption. Le président provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) au Kasaï souligne que le recours à la route occasionne des dépenses supplémentaires et expose les marchandises à plusieurs risques.
« L’avion, c’est rapide. Avec le voyage routier, il y a beaucoup d’arrêts, beaucoup de barrières et des risques d’accidents », explique-t-il.
Le secteur du diamant, qui occupe une place importante dans l’économie locale, subit également les conséquences de cette interruption du trafic aérien.
Au-delà des enjeux économiques, l’indisponibilité de l’aéroport soulève des préoccupations sanitaires. Les patients nécessitant une prise en charge spécialisée dans d’autres villes risquent de connaître des retards dans leur transfert, alors que certaines situations médicales exigent une évacuation rapide.
Face à cette situation, la société civile locale appelle la RVA à accélérer les travaux de réhabilitation de la piste pour rétablir les liaisons aériennes et limiter les conséquences de cette interruption sur la population et les activités économiques du Kasaï.
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