La pénurie d’eau potable qui touche plusieurs localités du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, commence à susciter des inquiétudes sur le plan sanitaire. Depuis plusieurs jours, des habitants de Mukwidja et de Kalangala 1 éprouvent des difficultés à accéder à l’eau destinée à la consommation et aux besoins quotidiens.
L’alerte a été lancée mardi 22 septembre par Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle société civile locale. Il redoute une multiplication des maladies d’origine hydrique si la situation venait à se prolonger.
Dans plusieurs avenues de Mukwidja, notamment Kamirogosa 1 et 2 ainsi que Marcel Costier 2/Golgotha, des bornes-fontaines et robinets sont soit endommagés, soit inexistants. Certains points d’eau nécessitent également des travaux de raccordement avant leur remise en service.
Face à cette situation, la société civile demande une intervention rapide des autorités, des organisations non gouvernementales et des partenaires humanitaires, parmi lesquels Caritas et la Croix-Rouge.
Elle plaide notamment pour la construction de nouvelles fontaines, l’installation de réservoirs et la réhabilitation des infrastructures existantes afin de rétablir durablement l’accès à l’eau potable.
L’enjeu reste particulièrement important à Mukwidja, qui compte environ 14 200 habitants selon les données de l’administration locale. Une interruption prolongée de l’approvisionnement pourrait davantage exposer cette population aux risques sanitaires.
Notons que l’accès à l’eau potable constitue un besoin essentiel pour les populations, particulièrement dans les zones où les infrastructures hydrauliques restent insuffisantes ou dégradées. À Kalehe, les acteurs locaux appellent ainsi à des mesures urgentes pour éviter que cette pénurie ne se transforme en problème sanitaire plus important.
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