La lutte contre l’insalubrité à Kinshasa franchit une nouvelle étape. Le Partenariat Novateur pour l’Assainissement Communautaire (PNACRDC), porté par AMOJA ASBL, a lancé, samedi 15 août 2026, une session de formation destinée à 120 animateurs locaux issus des communes de Lemba, Lingwala et Barumbu.
Organisée dans le cadre du projet SAP-Salongo, cette initiative vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires appelés à jouer un rôle central dans l’amélioration de la salubrité dans la capitale congolaise.
Au cours de l’atelier, les participants ont été outillés sur différentes étapes de la conduite des actions d’assainissement, notamment la planification, la mobilisation des habitants, la mise en œuvre des activités sur le terrain ainsi que leur suivi et leur évaluation.
L’initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs problèmes environnementaux à Kinshasa. Dans de nombreux quartiers, les dépotoirs sauvages, l’accumulation des déchets et l’obstruction des caniveaux continuent de dégrader le cadre de vie et d’exposer les populations à divers risques sanitaires.
À travers le projet SAP-Salongo, les organisateurs entendent ainsi favoriser une implication plus importante des communautés dans la recherche de solutions durables aux problèmes d’insalubrité.
La formation a réuni des représentants de plusieurs composantes de la société, notamment des communautés religieuses, des établissements scolaires, des ONG et ASBL, des marchés, des associations de femmes et de jeunes ainsi que des organisations communautaires et autres structures locales.
Après cette phase de renforcement des capacités, les animateurs formés devraient être déployés dans leurs communautés respectives. Leur mission consistera notamment à sensibiliser les habitants, mobiliser les différentes couches de la population, organiser des opérations d’assainissement et accompagner la tenue des journées de Salongo Populaire.
Pour les initiateurs du projet, cette démarche repose sur un principe essentiel : l’amélioration durable de la salubrité de Kinshasa ne peut dépendre uniquement des pouvoirs publics. Elle nécessite également une participation active et régulière des citoyens.
Notons que le déploiement de ces activités devrait donc permettre de transformer progressivement les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement en réflexes collectifs, afin de contribuer à un environnement urbain plus propre et plus sain dans les communes ciblées.













