Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fixé les principales lignes rouges du futur dialogue national, notamment en ce qui concerne la question de l’amnistie et la durée du processus.
Dans son intervention, le Chef de l’État a clairement indiqué qu’aucune amnistie générale ne pourra être accordée pour des crimes graves commis en République démocratique du Congo.
« Nous ne construirons pas la réconciliation sur l’oubli », a affirmé Félix Tshisekedi, soulignant que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les actes de génocide, les violences sexuelles graves ainsi que les autres crimes imprescriptibles ne pourront être effacés au nom d’un quelconque compromis politique.
Concernant l’organisation du dialogue, le Président de la République a annoncé un processus en plusieurs étapes. Dans les prochains jours, une première ordonnance présidentielle devrait instituer le comité chargé de préparer les assises.
À l’issue de cette première phase et après la présentation d’un rapport préliminaire, une seconde ordonnance convoquera officiellement le dialogue national. Celle-ci précisera notamment les différentes étapes du processus, les modalités de représentation des participants ainsi que les mécanismes de suivi des décisions qui seront adoptées.
Les confessions religieuses devraient également être représentées au sein de la commission préparatoire. Le processus débutera par des consultations organisées dans les différentes provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.
Le Chef de l’État a par ailleurs fixé une durée maximale de trois mois pour l’ensemble du processus, affichant ainsi la volonté de voir ce dialogue aboutir dans un délai limité.
Éditorial7.Net













