L’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), située dans la ville-province de Kinshasa, a accueilli une conférence débat sur le processus de paix à l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce conflit, soutenu par le Rwanda considéré comme principal agresseur du pays a été au centre des échanges animés par le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, accompagné de sa collègue de la Jeunesse, Noëlla Ayeganagato.
La conférence a réunie , étudiants, professeurs et membres du comité de gestion de l’UNISIC, dans le but d’échanger sur les efforts en cours pour le retour à la paix, illustrant ainsi la volonté du président Félix Antoine Tshisekedi.
Dans son intervention, Patrick Muyaya a présenté une approche pédagogique retraçant les atrocités perpétrées dans l’Est du pays, en rappelant les origines de la crise sécuritaire remontant à 1994, lorsque la RDC, en tant que pays d’accueil, avait ouvert ses portes aux réfugiés du génocide rwandais.
Le ministre a insisté sur trois éléments utilisés par le Rwanda pour justifier son implication : les discours de haine, la question des réfugiés et la neutralisation des FDLR.
Évoquant l’actualité, il est revenu sur l’accord de paix signé à Washington le 27 juin, ainsi que sur la déclaration de principes signée à Doha entre le gouvernement congolais et le M23. Il a assuré qu’« il y a des discussions en cours qui doivent aboutir à un accord de paix », tout en affirmant : « Nous ne parviendrons pas à la paix au détriment de la justice. Nous allons continuer à nous battre sur tous les fronts. » conclut-il.
Notons que Patrick Muyaya Katembwe a sensibilisé les étudiants à la défense médiatique du pays face à l’agression rwandaise et à l’exploitation illégale des ressources congolaises par le Rwanda, souvent en collaboration avec des puissances étrangères.













