L’école Saint-Luc, située sur le site des déplacés de Kigonze, à Bunia, fait face à une forte surpopulation alors que la province de l’Ituri reste confrontée à la maladie à virus Ebola. Pour cette rentrée scolaire, l’établissement accueille environ 1 100 élèves, soit plus de trois fois sa capacité normale d’accueil.
Lors d’une visite effectuée vendredi 4 septembre, les reporters de Radio Okapi ont constaté des conditions d’apprentissage particulièrement difficiles.
Dans certaines salles de classe, près d’une centaine d’élèves sont regroupés dans un même espace. Jusqu’à quatre enfants doivent parfois partager un même petit banc, rendant difficile le respect des mesures de prévention contre la propagation du virus.
À cette forte concentration d’élèves s’ajoute un approvisionnement insuffisant en eau. Selon la direction de l’établissement, l’école ne reçoit que deux bidons d’eau par jour, puisés sur le site des déplacés de Kigonze, qui fait lui-même face à une pénurie.
Cette situation limite notamment la possibilité pour les élèves de se laver régulièrement les mains après l’utilisation des toilettes ou pendant les récréations. L’établissement ne dispose par ailleurs ni de thermoflash ni de gel hydroalcoolique en quantité suffisante pour renforcer les mesures de prévention.
Pour la direction de l’école Saint-Luc, ces conditions constituent une source d’inquiétude, particulièrement dans un contexte où des cas suspects et confirmés de maladie à virus Ebola sont signalés sur le site de Kigonze. Elle redoute que la promiscuité et le manque de moyens de prévention exposent davantage les élèves et les enseignants au risque de contamination.
Face à cette situation, les responsables de l’établissement appellent le Gouvernement et les partenaires humanitaires à intervenir afin de renforcer les dispositifs de prévention, notamment l’accès à l’eau et aux équipements sanitaires, mais aussi d’améliorer les conditions d’apprentissage.
Des difficultés similaires sont signalées dans d’autres établissements scolaires accueillant des enfants déplacés dans la périphérie de Bunia et dans plusieurs territoires de l’Ituri.
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