Le jour se lève sur une ville qui sort tant bien que mal du confinement, en cherchant à retrouver ses marques. Le jour se lève donc sur Le Château, symbole de la dollarisation de la vie quotidienne sur la rive gauche du fleuve Congo … La valse du billet vert avec le Franc congolais réputé pour son obésité fait plutôt rock’n’roll, biso batu ya rumba tokosuka wapi? Désemparé, l’est en effet le citoyen lambda! Au milieu de la journée, il y aura sûrement un communiqué des pouvoirs publics, car la spéculation désormais a pris la Bastille…
Le jour se lève en effet, et j’entends au loin «cocoricooooooo!!!!» Il est persistant, insistant… Dire que le coq a été toujours convaincu que c’est à la force de son cri que le monde se lève… Il y va encore fort! Et les chiens s’invitent avec un concert d’aboiements… Il y en a de plus forts et de moins forts selon que le propriétaire est riche ou pauvre… Batu bazolia te, bino bolia?
Oui, le jour va se lever sur le cirque de nos politicards… Sur une reprise de l’école, de l’université, qui reste hypothétique! A moins d’un diplôme pour le diplôme… Là aussi il est question des espèces frémissantes qu’on aurait promises à des enseignants, et restées lettre morte! Mais, la manne des opérateurs téléphoniques pour la publication prochaine des résultats des Exétat, on en veut toutes affaires cessantes!
Des 100 jours au covid-19, des fonds publics mouvementés, c’est un immeuble qui sortira plus tard de terres… Mbok’elengi, tomesana bongo, tolingaka bongo!
«Soso eleli ye, soso ekolela ngoya,
Soso ekolela, bandoki bazongi ndako, sima ya mua ngonga, tongo ekotana ah,
Tongo ekotana oh, ndeko ya makambo,
Basusu na bisengo, basusu na mawa, wapi yo Mbole oooh!» Cuivres! © D.M.










