La situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, après plusieurs jours de violents affrontements signalés dans différentes localités.
Ces combats ont provoqué de nouveaux déplacements de populations et aggravé davantage la crise humanitaire dans cette partie de la province.
Selon des sources locales, les affrontements se sont particulièrement intensifiés dimanche 6 septembre dans les villages de Kibundi, Mwima et leurs environs, dans le groupement Nyamaboko Ier, secteur de Katoyi, à la limite entre les territoires de Masisi et Walikale.
D’après les mêmes sources, des éléments de l’AFC-M23 auraient attaqué des positions occupées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Wazalendo. Ces affrontements ont contraint les habitants d’au moins huit villages à abandonner leurs habitations pour se mettre à l’abri, notamment en direction de Ntoto, dans le groupement Waloa Uroba, dans le territoire de Walikale.
La situation reste également préoccupante dans le nord-est de Walikale. Des notables locaux rapportent des bombardements attribués à l’AFC-M23 autour de Mindjendje, à une dizaine de kilomètres de Pinga. Les positions des FARDC et des Wazalendo installées sur les collines de Katobi, Burayi et Malemo auraient notamment été prises pour cible.
Ces attaques auraient entraîné un repli des forces gouvernementales vers Mpeti. Une accalmie relative a toutefois été observée lundi 7 septembre, sans pour autant dissiper les inquiétudes des populations et des acteurs locaux.
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