L’ancien gouverneur du Nord-Kivu et actuel ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, apporte son soutien à l’initiative de dialogue annoncée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans un message rendu public, il appelle les acteurs politiques congolais à privilégier la voie politique et électorale pour parvenir à une sortie de crise.
Julien Paluku invite notamment « les hommes et les femmes de paix » à accompagner l’initiative présidentielle. Pour lui, les ambitions politiques ne peuvent plus justifier le recours aux armes pour accéder aux institutions de la République.
Revenant sur l’histoire politique récente du pays, le ministre du Commerce extérieur évoque la période de transition allant de 2003 à 2006. Il estime que cette période a contribué à installer un système dans lequel le recours aux armes aurait progressivement été considéré comme un moyen d’accéder au pouvoir.
Face à cette situation, Julien Paluku se veut catégorique : « Aux nostalgiques des rébellions, cela est désormais fini. Seules les urnes doivent parler. »
À travers cette position, l’ancien gouverneur du Nord-Kivu défend le dialogue comme un mécanisme susceptible de favoriser une solution politique à la crise actuelle. Il rejette, en revanche, toute tentative de conquête du pouvoir par la force.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, particulièrement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où les affrontements armés continuent d’alimenter une crise aux dimensions sécuritaires et politiques.
Pour Julien Paluku, le dialogue doit donc servir à rapprocher les différentes parties autour d’une solution politique, tandis que l’accès aux responsabilités publiques doit rester soumis au choix des citoyens à travers les élections.
À ses yeux, le message est désormais clair : les armes ne doivent plus être un raccourci vers le pouvoir en RDC ; ce sont les urnes qui doivent départager les prétendants aux hautes fonctions de l’État.
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