RDC : l’histoire du contentieux colonial avec la Belgique, à quand un tribunal international sur le génocide

RDC : l’histoire du contentieux colonial avec  la Belgique, à quand un tribunal international sur le génocide

Curieux de savoir si Kinshasa suit de près ce vent de remise en question, de la part de Bruxelles, de son passé colonial.

Un vent qui souffle comme jamais auparavant… Statues du roi Léopold II déboulonnées, taggées! Excuses solennelles du roi Philippe au Congo pour la tragédie coloniale…

Voilà qu’une commission du type Vérité et Réconciliation vient d’être mise en place avec des Belges et des Congolais décidés de regarder cette période noire des relations entre les deux pays, et de voir ce qu’il faut réparer…

Hélas sans les spécialistes de l’histoire coloniale venus tout droit du Congo!

Or jamais occasion n’a été aussi propice pour réécrire une fois pour toutes l’Histoire, évoquer ce contentieux belgo-congolais sur des bases nouvelles, retirer tous ces ouvrages d’histoire présentant Léopold II comme un philanthrope…

Déjà, la famille Lumumba saisit cette occasion pour réclamer les reliques du Premier ministre congolais assassiné en janvier 1961…

Un combat solitaire se heurtant à l’indifférence des autorités congolaises! Mais, peu avant sa mort, Gérard Soete a confié avoir déjà jeté les dents de Lumumba dans une rivière, lors d’une partie de pêche!

Solitaire tout aussi et désintéressée aux yeux des autorités congolaises l’entreprise de l’acteur américain, Ben Affleck, désormais derrière les caméras, pour son tout premier film sur les atrocités du régime léopoldien au Congo.

Déjà, en compagnie de l’épouse de John McCain, Cindy, il a longtemps milité pour qu’un Tribunal Pénal International sur le Congo soit établi au sujet du génocide oublié dans l’Est congolais.

Irresponsabilité, inconscience de la part des Congolais et de leurs dirigeants qui, visiblement, ont d’autres sujets de préoccupation!

Or, en réclamant à Paris que la dépouille de la Vénus hottentote, Saartjie Baartman, soit rapatriée en Afrique du Sud, près d’un siècle plus tard, pour des funérailles dignes d’un symbole du passé colonial, le gouvernement sud-africain avait vite compris qu’il n’y a pas de conscience nationale sans conscience historique!

Et qu’un peuple se nourrit de ses propres mythes pour être mentalement, psychologiquement fort face aux agressions extérieures! © D.M.

juliomutoto

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