En République démocratique du Congo, le ministère des Relations avec le Parlement entend désormais occuper une place plus importante dans le fonctionnement des institutions. Depuis sa prise de fonctions en août 2025, le ministre d’État Guy Loando Mboyo a multiplié les initiatives visant à renforcer la coordination entre le Gouvernement et les deux chambres du Parlement.
Parmi les principales réalisations mises en avant figure la création de l’Académie parlementaire de la République démocratique du Congo (APA-RDC). Mise en place à travers un arrêté interministériel en octobre 2025, cette structure a pour objectif de contribuer au renforcement des capacités des parlementaires et de leurs collaborateurs, notamment dans les domaines liés aux procédures législatives, au fonctionnement des institutions et au travail parlementaire.
Au cours de cette première année, le ministère s’est également impliqué dans le suivi de plusieurs dossiers examinés par le Parlement. Il a notamment accompagné les discussions autour du budget national, de certaines réformes importantes ainsi que de projets liés au développement des infrastructures, dont ceux concernant le barrage d’Inga.
Le ministère a par ailleurs assuré l’accompagnement du Gouvernement dans la transmission de plusieurs accords internationaux soumis à l’examen des élus.
Une autre initiative concerne le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par le Parlement à l’endroit du Gouvernement. Le mécanisme, dont un exercice d’évaluation a été clôturé en mars 2026, vise à améliorer la traçabilité des engagements pris par l’Exécutif et à renforcer le contrôle parlementaire.
Le champ d’intervention de Guy Loando Mboyo s’est également étendu aux relations entre les institutions provinciales. En collaboration avec le ministère de l’Intérieur, son département a participé aux efforts visant à prévenir les tensions entre assemblées provinciales et gouvernements provinciaux. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de consolider le fonctionnement de la décentralisation.
Après douze mois à la tête de ce portefeuille, le ministre d’État défend ainsi une conception plus active des Relations avec le Parlement, fondée sur le dialogue institutionnel, le suivi des engagements gouvernementaux et le renforcement des compétences des acteurs parlementaires. Ce bilan marque une volonté de faire de ce ministère un maillon essentiel dans la coordination entre l’Exécutif et le pouvoir législatif en RDC.













