Le gouvernement de la République démocratique du Congo rappelle que l’intégration des combattants issus des groupes d’autodéfense dits « Wazalendo » au sein de la Réserve Armée de la Défense (RAD) ne peut être ni automatique ni collective.
En application de la Loi n° 23/014 du 22 mai 2023 portant institution de la Réserve Armée de la Défense, l’exécutif souligne que l’accès au statut de Volontaire pour la Défense de la Patrie (VDP) est soumis à une procédure individuelle d’évaluation et de sélection.
Ainsi, l’appartenance à un groupe d’autodéfense, à une milice locale ou à un mouvement Maï-Maï ne constitue pas, à elle seule, un droit à l’intégration dans la réserve des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Chaque candidat doit notamment passer par plusieurs étapes, parmi lesquelles l’identification biométrique et physique, la sélection sur la base de critères d’aptitude, le cantonnement dans des sites dédiés ainsi que la formation militaire réglementaire.
Au terme de ce processus, seuls les candidats remplissant les conditions requises peuvent obtenir la carte nationale de VDP, document officiel attestant leur incorporation dans la Réserve Armée de la Défense.
Le gouvernement insiste également sur les exigences morales et juridiques prévues par le cadre légal. La probité constitue notamment un critère déterminant dans le processus de sélection. Les personnes impliquées dans des exactions, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, ou faisant l’objet de poursuites judiciaires, sont exclues du dispositif.
À travers ce rappel du cadre légal, les autorités entendent encadrer l’intégration des volontaires civils ayant participé à la défense du territoire et empêcher toute assimilation collective susceptible de conduire à la légalisation de groupes armés échappant au contrôle de l’État.
Le dispositif vise ainsi à faire de la Réserve Armée de la Défense un mécanisme organisé, soumis à des critères précis et placé sous l’autorité de l’État, dans le cadre des efforts de pacification et de sécurisation de l’est de la RDC.













