La situation sécuritaire devient de plus en plus préoccupante dans le groupement de Waloa Loanda, secteur des Wanianga, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. L’arrivée massive de populations déplacées fuyant les affrontements dans les groupements d’Ufamandu I et II, dans le territoire voisin de Masisi, exerce une forte pression sur les communautés locales.
Le chef du groupement de Waloa Loanda, Mafuluko Mwiyanya, appelle les autorités congolaises à intervenir rapidement pour faire face à cette situation humanitaire et sécuritaire. Il affirme que les capacités d’accueil de son entité sont fortement sollicitées alors que les combats continuent de se rapprocher de certaines zones de Waloa Loanda.
D’après l’autorité coutumière, les affrontements opposant les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les combattants Wazalendo, affectent déjà une partie de son groupement. La situation serait particulièrement tendue dans la localité de Biriko, située à la frontière entre Waloa Loanda et Ufamandu.
« Toute la population est aujourd’hui en difficulté à cause de l’arrivée massive de déplacés en provenance des groupements d’Ufamandu I et II », a déclaré Mafuluko Mwiyanya, appelant à un renforcement de l’intervention des autorités.
La situation sanitaire suscite également des inquiétudes. Le chef coutumier affirme avoir recensé huit personnes blessées à Busurungi, chef-lieu du groupement de Waloa Loanda, après son retour dans cette localité.
Face à cette dégradation de la situation, Mafuluko Mwiyanya sollicite un soutien accru en faveur des FARDC et des Wazalendo afin de faire face aux menaces sécuritaires.
Il appelle également les autorités à renforcer l’assistance aux populations déplacées et à multiplier les initiatives susceptibles de contribuer au retour de la paix dans le territoire de Walikale.
Éditorial7.Net













