Les 27 élèves décédés dans l’incendie qui a frappé Bukavu le 10 septembre ont été inhumés ce lundi au cimetière Ruzizi. Au-delà de l’émotion, le drame relance les inquiétudes sur la prévention des incendies et la sécurité des établissements scolaires dans la ville.
Le feu, parti d’une habitation à Kasheke, s’était propagé aux complexes scolaires Furaha et Ujamaa, provoquant la panique parmi les élèves. Certains ont perdu la vie dans les bousculades, tandis que d’autres ont été asphyxiés par la fumée.
Le bilan officiel, initialement annoncé à 29 morts, a finalement été ramené à 27 décès par les autorités politico-administratives locales.
Le drame intervient dans un contexte marqué par une multiplication des incendies à Bukavu. Plus de 500 maisons auraient été détruites ces dernières semaines, laissant également plus de 2 000 personnes sans abri, selon des sources locales.
Pour plusieurs acteurs de la société civile, cette succession de sinistres met en évidence l’urgence de renforcer les mesures de prévention, le respect des normes d’urbanisme et la sécurité autour des établissements scolaires.
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