La riposte contre Ebola tourne au ralenti dans la zone de santé de Damas, en territoire de Djugu. Depuis lundi 13 septembre, les agents affectés à la lutte contre la maladie ont suspendu leurs activités pour réclamer le paiement de trois mois de primes et de prestations.
Cette grève touche plusieurs opérations essentielles, notamment la prise en charge des malades, le suivi des contacts, l’entretien des centres de traitement, les enterrements dignes et sécurisés ainsi que la sensibilisation de la population.
Les professionnels de santé réclament également un approvisionnement régulier en équipements de protection individuelle, indispensables pour limiter leur exposition au virus.
Cette interruption intervient après un mouvement similaire des chauffeurs d’ambulances et de véhicules de la riposte, qui avaient cessé le travail pendant quatre jours la semaine dernière pour les mêmes raisons.
Pour les agents, la reprise des activités reste conditionnée au règlement de leurs revendications. Pendant ce temps, aucune réaction officielle de l’équipe de riposte n’a encore été rendue publique.
À Damas, la crise sociale au sein du personnel de santé vient ainsi ajouter une nouvelle pression à une riposte qui nécessite pourtant une mobilisation continue sur le terrain.
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