Le dialogue national convoqué par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, se tiendra sur le territoire national et devra, selon le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, permettre aux Congolais de débattre directement des questions qui touchent à l’avenir du pays.
Invité unique de l’émission « Dialogue entre Congolais » sur Radio Okapi, jeudi 3 septembre, le ministre de la Communication et Médias a expliqué les contours de ces assises, présentées comme une démarche destinée à contribuer à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.
Pour Patrick Muyaya, le choix d’organiser ce dialogue en République démocratique du Congo répond à la volonté de privilégier une démarche allant de la base vers le sommet. Les consultations devraient ainsi débuter dans les chefs-lieux des provinces avant de s’achever par une phase finale à Kinshasa.
« C’est un dialogue entre Congolais, qui va traiter des problèmes de Congolais.Nous avons la maturité qui nous permet de discuter des questions qui nous concernent sur le territoire national », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du Gouvernement rejette par ailleurs l’idée selon laquelle ces consultations auraient pour objectif de légitimer des décisions déjà arrêtées. Il assure qu’elles doivent plutôt permettre de recueillir les préoccupations et propositions des différentes composantes de la société congolaise, notamment sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et la consolidation de l’unité nationale.
Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans la vision exprimée par le chef de l’État, qui souhaite voir les discussions déboucher sur un « pacte pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».
Les inquiétudes liées à la sécurité et à la participation aux assises ont également été évoquées. Patrick Muyaya a assuré que le dispositif nécessaire sera mis en place pour sécuriser les participants et garantir un cadre permettant aux forces vives de la nation de prendre part aux échanges. Les groupes armés, a-t-il précisé, ne sont toutefois pas concernés par cette ouverture.
« L’essence de ce dialogue veut donner des outils qui permettent à l’État d’être plus à même de répondre aux préoccupations des Congolais », a-t-il insisté.
Sur la question de l’impartialité du processus, le ministre a annoncé qu’une ordonnance présidentielle devrait prochainement préciser le fonctionnement du comité chargé de l’organisation des consultations. Ce cadre devrait notamment servir à assurer la transparence dans la collecte et la restitution des recommandations formulées à travers les provinces.
Le processus doit, à terme, permettre de centraliser les différentes propositions issues de la base afin de dégager un document final.
« L’idée ici, c’est que le Président de la République donne la parole au peuple Ce seront des recommandations qui viendront de la base et qui permettront à la fin d’avoir un document, ce pacte-là », a expliqué Patrick Muyaya.
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