Le meurtre de Vincent Mwana Mulenda, président de la cour d’appel du Haut-Katanga, remet au premier plan la question de la sécurité des magistrats en République démocratique du Congo.
Tué dans la nuit du 20 au 21 septembre 2026 à son domicile de Lubumbashi lors d’une attaque menée par des hommes armés non encore identifiés, le magistrat a succombé à ses blessures.
Au lendemain du drame, le ministère de la Justice et le Conseil supérieur de la magistrature ont annoncé des mesures judiciaires et sécuritaires. Une enquête a notamment été ouverte afin d’établir les circonstances précises de l’attaque et d’en identifier les auteurs.
Au-delà de l’enquête, le CSM appelle à des dispositions permettant aux magistrats de mieux assurer leur protection. L’institution invoque notamment l’article 19 de la loi organique portant statut des magistrats pour solliciter la facilitation du port d’arme de petit calibre pour les juges.
Cette revendication intervient alors que l’assassinat d’un haut responsable de la justice à son domicile soulève de nouvelles interrogations sur les conditions dans lesquelles les magistrats exercent leurs fonctions, particulièrement dans les zones confrontées à des problèmes sécuritaires.
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