Plusieurs familles déplacées ont perdu leurs abris et une partie de leurs biens dans un incendie survenu mercredi 23 septembre au site de Kigonze, dans le quartier Mudzi-Pela, à Bunia. Le sinistre intervient alors que le site est soumis depuis dimanche à une opération de bouclage qui a déjà entraîné le départ de nombreux occupants.
Les flammes ont été signalées aux alentours de 13 heures. À ce moment-là, une partie importante des déplacés avait déjà quitté le site. Certains ont rejoint des familles d’accueil, tandis que d’autres se retrouvent sans solution d’hébergement.
Sur place, les dégâts concernent notamment des abris et des effets personnels. Un homme d’une soixantaine d’années raconte avoir découvert son logement détruit à son retour du champ.
« Je reviens du champ et je retrouve que nos abris sont en train d’être incendiés. J’y ai laissé mon vélo et mon matelas », témoigne-t-il.
Une autre victime affirme avoir perdu une bâche récemment achetée pour réhabiliter la toiture de son abri. Pour plusieurs familles, cet incendie intervient donc après plusieurs jours déjà marqués par l’incertitude et les départs précipités.
Le site, qui aurait accueilli près de 19 000 personnes selon des estimations locales, s’est progressivement vidé depuis le lancement de l’opération de sécurité. Des tirs et des arrestations avaient notamment été rapportés lundi, poussant certaines familles à partir.
Un riverain demande aux autorités de prendre rapidement en charge les personnes qui ont quitté Kigonze dans la précipitation.
« Il faut que les autorités interviennent rapidement pour venir en aide à ces personnes qui sont parties sans avoir eu le temps de récupérer leurs biens », plaide-t-il.
L’incendie soulève également des interrogations sur son origine. Des déplacés accusent les Forces armées de la RDC d’avoir provoqué le feu pour accélérer leur départ du site. Ces accusations n’ont, à ce stade, pas été corroborées par des éléments indépendants.
Notons qu’aucune explication officielle n’avait encore été communiquée mercredi sur les circonstances du sinistre, ni sur l’étendue exacte des dégâts.
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