À quelques jours du verdict attendu le 20 août 2026, la chanteuse congolaise Deborah Tshimpaka Mulanga, alias Rebo Tchulo, a réaffirmé son innocence devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema.
À l’issue des différentes audiences consacrées à l’examen de son dossier, l’artiste a livré ses derniers mots devant les juges, assurant n’avoir jamais changé de version depuis son passage devant l’auditorat.
« La vérité, depuis l’auditorat, je la dis, et jusqu’ici je ne vais pas changer. Dans tout ce qui est arrivé, je suis innocente et je ne cesserai de le clamer : j’y suis pour rien », a déclaré Rebo Tchulo.
La chanteuse a également rejeté toute relation avec des militaires impliqués dans le dossier. Elle affirme ne les avoir jamais contactés ni avoir entretenu de liens avec eux.
« Je n’ai aucune relation avec les militaires, ils ne me connaissent pas et je ne les ai jamais appelés. Je n’ai appelé personne », a-t-elle soutenu devant le tribunal.
Rebo Tchulo a par ailleurs contesté les accusations selon lesquelles elle aurait contacté un membre du gouvernement ou un ministre dans le cadre de cette affaire. Elle dit avoir été particulièrement affectée par les éléments évoqués au cours des audiences.
« Que chacun porte sa charge »
Dans son intervention, l’artiste a surtout appelé la justice à établir les responsabilités de chacun. Elle estime que plusieurs noms ont été cités au cours du procès, mais qu’elle se retrouve au centre de l’affaire en raison de sa notoriété.
« Des noms ont été cités ici, mais c’est moi qui porte le chapeau parce que je suis Rebo. Pourtant, j’y suis pour rien », a-t-elle déclaré.
La chanteuse a conclu son intervention en remettant son sort entre les mains de la justice, mais aussi de Dieu, qu’elle présente comme témoin de la vérité.
« Dieu, qui connaît nos cœurs en ce lieu, sait qui ment et qui dit la vérité », a-t-elle ajouté.
Le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema doit rendre son verdict le 20 août 2026. D’ici là, Rebo Tchulo reste présumée innocente, conformément au principe de la présomption d’innocence.













