Une vingtaine d’hectares de végétation ont été ravagés par un incendie qui sévit depuis le lundi 31 août sur une colline surplombant le centre de Nyabibwe, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.
D’après des sources locales, les flammes se sont propagées durant plusieurs jours et auraient déjà détruit près d’un tiers de la couverture végétale de cette montagne. L’origine exacte du sinistre n’a, à ce stade, pas encore été établie.
Des acteurs environnementaux de la région soupçonnent toutefois une mauvaise maîtrise des feux de brousse utilisés par certains riverains dans le cadre des activités agricoles. La propagation rapide des flammes suscite des inquiétudes quant à la préservation de cet espace naturel.
Au-delà des dégâts environnementaux, la disparition du couvert végétal pourrait exposer davantage les populations installées au pied de la montagne aux risques liés aux fortes pluies.
« Nous craignons qu’une fois toute cette végétation naturelle partie en fumée, les nombreuses habitations situées au pied de cette montagne ne subissent à l’avenir des érosions, des glissements de terrain et des coulées de boue durant les périodes pluvieuses », alerte Me Joseph Byenda Chifuko, coordonnateur du Centre de l’Environnement Minier des Grands Lacs.
Selon lui, la destruction de la végétation menace également la biodiversité et risque d’aggraver la dégradation de l’environnement local, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique.
Face à cette situation, le Centre de l’Environnement Minier des Grands Lacs plaide pour des mesures urgentes et durables en faveur de la protection de cette montagne.
Il recommande notamment de renforcer la surveillance des activités humaines et agricoles autour des zones végétalisées, de restaurer les espaces dégradés à travers des campagnes de reboisement et de sensibiliser les communautés locales aux bonnes pratiques environnementales.
L’organisation propose également l’octroi d’un statut juridique particulier à cette montagne, afin de renforcer sa protection et d’assurer la conservation de son écosystème sur le long terme.
Édito













